Le stress des examens

Mimi étudiait depuis un mois pour son examen final de français. C’était sa matière faible. Si elle ne réussissait pas cet examen, les chances étaient qu’elle devrait refaire son 5e secondaire, et ça, c’était impensable ! Elle voulait à tout prix poursuivre ses études à l’université avec ses amis (es).

Le matin de l’examen, elle repassait au travers de toutes ses notes une dernière fois avant de se rendre à l’école. L’examen était à 13h, tout de suite après le diner. Le comble de tout, en se levant, elle s’aperçoit qu’elle a commencé ses menstruations deux semaines avant son temps ! Quelle merde !

Elle s’empresse pour déjeuner, se rend à l’école pour ses cours du matin, mais elle est incapable de se concentrer. Elle ne fait que penser à son examen de 13h. Au diner, elle ne rit pas avec ses amies, n’entend pas les blagues ni les commérages, elle ne fait que penser à son examen et repasser au travers ses notes.

À 12h45, elle se rend tranquillement vers la salle d’examen et voilà qu’elle se met à éternuer. Son nez coule comme un robinet. Ça y est ! Une grippe instantanée ! Elle apporte un rouleau de papier de toilette en guise de mouchoirs et l’utilise tout au long de l’examen pour se moucher et « attraper » ses éternuements.

Elle s’aperçoit durant l’examen, que malgré tout, ses études ont porté fruit. Elle peut facilement visualiser les règles de grammaire, les exceptions ; et les appliquer tout naturellement à son examen. Ses épaules commencent déjà à être moins pesantes. Elle voit fièrement sa note dans sa tête : 90 %.

À la fin de l’examen, elle laisse sortir un grand soupir de soulagement, comme si elle avait retenu son souffle pendant deux heures. Elle s’étonne de réaliser que son nez ne coule plus et elle n’éternue plus, comme si la grippe était déjà partie.

Enfin l’examen terminé! Il ne reste plus qu’à attendre les résultats, mais cela pourrait prendre plus d’une semaine. Elle essaie donc de ne plus y penser. C’est difficile. Elle voit son 90 % diminuer à 80 %, puis à 70 % et plus bas encore ! À chaque fois qu’elle refait l’examen dans sa tête,  sa note dégringole de plus en plus. Ça y est ! C’est un échec. Non. Non. Non. « Courage Mimi ! », « Tient bon Mimi ! »  Elle se rassure, s’encourage, « Je n’ai même pas encore eu mes résultats ! Inutile d’imaginer le pire ».

Finalement, le moment arriva ou elle reçut sa note finale : 78 % !!!  Quel succès ! Quelle réussite ! Elle qui avait étudié si fort s’était finalement assurée une place à la graduation et auprès de ses amies à l’université, et ce, en toute fierté !

Nathalie

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